mardi 13 mai 2014

Gorges de Daluis et du Cians

Ce sont sans aucun doute les plus belles gorges de France. Préservées et encore assez secrètes, elles offrent un spectacle grandiose aux couleurs étonnantes. Un massif de schiste rouge est traversé par le fleuve Var et la rivière Cians, créant ainsi deux gorges profondes au fond desquelles la rivière et le fleuve couleur de jade forment des galets de pierre rouges. Difficile de résister à de telles couleurs lorsque le soleil est de la partie. Un instant les paysages américains se rappelant à nous, un rêve d'exotisme inutile, nous ne sommes pas dans le Nevada, ou le Colorado, mais bien en France, a deux heures de Nice.

Gorges de Daluis Alpes maritimes photo blachier pascal au dela du cliche

Gorges de Daluis entree photo blachier pascal

L'entrée des gorges se fait après une montée, au détour d'un virage, au loin c'est la tête de femme qui nous attend. Avec un peu d'imagination, vous pourrez voir son profil, avec un chapeau.

la tete de femme gorges de Daluis photo blachier pascal


Dès le début des gorges, l'ambiance est donnée, la route est étroite et sinueuse.





Si les zones d'arrêts sont rares, il en existe tout de même, n'hésitez pas à vous arrêter, la vue du fond des gorges est impressionnante.





Tout au fond des gorges, le Var serpente au pied des hautes falaises de schiste rouge.




Ces premières images sont réalisées en fin de journée, avec peu de soleil. La neige est encore bien présente sur le sommet des montagnes.


Une des choses spectaculaires de ces gorges outre le paysage et la géologie très particulière, c'est la dextérité des chauffeurs routiers qui empruntent la petite route...




Rassurez-vous, les tunnels sont à sens unique ! La montée se fait le plus souvent par des contournements sur l'extérieur des tunnels, ceux-ci sont réservés à la descente.



Au deux tiers des gorges en montant, la cascade d'Amen prend le soleil.







En ce début mai peu de monde dans les gorges, les voitures sont rares.



Le soleil couchant découpe les gorges, soulignant sa profondeur.




Les tunnels se suivent, de virage en virage, le rocher est percé de tunnels parfois étroits et haut, parfois plus large.



Dans les gorges de Daluis le schiste rouge se présente en fines strates, il est beaucoup plus friable que celui des gorges du Cians.







De méandre en méandre nous nous approchons du pont de la mariée qui enjambe le fleuve.




Voici le pont de la mariée, aujourd'hui lieu dédié en plus des randonneurs qui le traversent, au saut à l'élastique.




De ce pont, la vue est sublime, ici plus qu'ailleurs nous sommes dans un paysage américanisant.










Hébergé plus haut dans la vallée nous revenons le lendemain pour bénéficier d'une meilleure lumière, petit déjeuné dans les gorges avant de rejoindre les gorges du Cians !



Après cette collation dans ce lieu de rêve, nous voici dans la partie calcaire des gorges du Cians.


Après une traversée impressionnante au fond d'un canyon de calcaire, nous rejoignons le massif de schiste rouge. 






Ici, contrairement aux gorges du Daluis, nous sommes au niveau de la rivière, nous la longeons, et souvent, elle est accessible.






Comme pour les gorges du Daluis, de nombreux tunnels jalonnent les gorges.



Dans ce paysage unique en Europe, nous n'avons plus l'impression d'être en France, un dépaysement très agréable, notre doux pays sait encore nous réserver des surprises !


Le rouge du schiste accentue les couleurs, les jaunes, les verts sont d'une rare beauté, le printemps est une saison remarquable, et avec de tels contrastes, il est difficile de se retenir de déclencher.





Une des particularité des gorges du Cians, c'est la possibilité de traverser à pied les petites et grandes Clues, gorges très profondes et étroites, plissement de la roche creusé par la rivière, où autre fois passaient les autos. Aujourd'hui, elles empruntent des tunnels et laissent les piétons se prendre pour des aventuriers.










L'ancienne route est impressionnante, très étroite il est facile d'imaginer les difficultés de croisement des véhicules qui l'empruntaient.




La petite clue était  impressionnante, la grande l'est encore plus, beaucoup plus étroite, beaucoup plus sombre et victime de quelques éboulements, sa traversée reste un grand moment de cette balade.









Les gorges du Cians sont bien plus encaissées, et donc plus humides, la végétation y est remarquable en ce printemps 2014.



Par endroit, la route a été emportée, soit par la rivière, soit par l'effondrement d'une partie de la falaise. 





À la sortie des gorges, nous nous offrons un pique-nique exotique dans les schistes rouges.





Retour par les gorges de Daluis, impossible de ne pas s'arrêter pour profiter encore une fois de ce spectacle extraordinaire. Ces gorges sont certainement les plus belles de France.




Un moment de méditation s'impose, le soleil et la chaleur sont là pour nous motiver à faire une pause contemplative.








Pendant que Valérie médite, j'en profite pour explorer les lieux.







Impossible de descendre jusqu'à la rivière, je ne suis pas équipé pour affronter le chemin raviné et très abimé par l'hiver.
















A chaque instant la lumière est différente, et chaque fois plus belle, dernier regard sur le pont de la mariée.






Voici le Var à l'aval du pont de la mariée.


Le Var à l'amont du pont.










Pour nous, ces gorges sont une découverte, un lieu extraordinaire par sa géologie qui lui donne cet aspect remarquable et cette couleur inhabituelle, par leur calme, tout au moins en cette saison. Il est certain que nous y reviendrons, peut être plus tard dans la saison, pour bénéficier d'un peu plus de soleil et de chaleur.










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