mardi 1 avril 2014

Pollution à Paris, diesel et désinformation

Il n'y a rien de plus mauvais pour l'écologie que le mensonge et la désinformation, une nouvelle fois l'on pointe du doigt un coupable facile, désirant certainement faire entrer dans l'esprit du plus grand nombre l'impérieuse nécessité de mettre en place une taxation indispensable ! Qui au passage, si elle remplit les caisses de l'Etat, ne changera rien au problème, et pour cause !

Je m'attaque donc aujourd'hui aux pics de pollution rencontrée en France en ce mois de mars 2014. Pour commencer, je souhaite rappeler une notion de base géographique, la France n'est pas une île perdue au milieu du pacifique ! La France est partie intégrante du continent européen, de ce fait tout comme le nuage de Tchernobyl n'a pas contourné nos frontières, la pollution elle non plus ne reste pas bloquée à nos portes.

Il est intéressant de regarder les analyses étrangères sur cet épisode de pollution :



Pollution de l’air en France: la faute aux écolos allemands ?



Article publié le 17.03.2014

Et un autre coupable, un. Ni le diesel, ni les feux de cheminée, ni les feux de talus, on avait oublié quelqu’un dans notre émission : le coupable du plateau de pollution aux particules fines (ne parlons plus de pics, désormais) serait... l’Allemagne. Et plus particulièrement, la réouverture des immondes mines de lignite à ciel ouvert, à laquelle l’Allemagne a dû procéder pour tenir son cap de la suppression totale du nucléaire (notre enquête complète sur la transition énergétique allemande). Oui, l’Allemagne, dont nous parviennent des masses d’air pollué, poussées par un anticyclone hostile.

Selon l'observatoire de l'inforumeur d'@si, le thème de la responsabilité allemande est apparu timidement ces derniers jours dans certains forums, il est apparemment corroboré par certains spécialistes de la surveillance de la qualité de l'air, mais jusqu'à présent il n'a pas passé la barrière de corail des medias mainstream. Soit qu'ils s'en fichent, soit qu'ils n'osent pas ( l'Allemagne, ce sujet tabou), soit, rêvons un peu, qu'ils...prennent le temps de vérifier l'information. Tâche ardue, tant ces medias mainstream, à l'image du Monde, ont réduit la voilure de leurs rubriques écologie, rubriques d'emmerdeurs ringards, obstacles obtus et rétrogrades à l'horizon radieux de la croissance.

Dernière hypothèse expliquant, jusqu'à maintenant, ce silence : on ne peut pas se concentrer sur deux aspects à la fois du même sujet. Et le sujet du week-end, et du début de semaine, est évidemment la circulation alternée décrétée à Paris pour la journée de lundi, par un gouvernement tremblant de sa folle audace. L'impact de la mesure sur la longueur des embouteillages, les polémiques éventuelles qu'elle suscite (l'auriez-vous imaginé ? Copé est contre), les spéculations sur le résultat des municipales, les réactions sonores des grincheux de service : voilà des aspects autrement plus intéressants que de s'appesantir sur les origines de la pollution.

En France :

France Info :




Pollution aux particules : une vague venant de l'Est


Selon les analyses du réseau Atmo, réseau national des associations agréées pour la surveillance de la qualité de l'air, une partie des particules qui ont fait tousser la France ces derniers jours viennent d'Europe de l'Est et de régions très industrialisées. Mais nous devrions leur renvoyer notre pollution dès demain.

Ce n'est pas une raison pour se dire qu'on peut bien rouler avec son vieux diesel, mais les analyses de flux de masses d'air sont formelles. "En Lorraine, c'est très clair, certains jours c'est la moitié des particules importées d'Europe de l'Est que nous avons respirées", explique Jean-Pierre Schmitt, directeur d'Air Lorraine.

La Rhur allemande, son bassin houiller avec ses mines à ciel ouvert de lignite font partie des gros émetteurs de particules de cette région. Tout comme la Pologne et ses centrales à charbon. Mais comme ailleurs le trafic routier et les épandages agricoles sont des sources d'émissions. "La pollution ne connaît pas de frontière. On voit bien que le phénomène est commun depuis le début de la semaine sur le continent nord européen", poursuit Jean-Pierre Schmitt.

Mais la pollution locale n'est pas en reste. Le flux d'est a poursuivi son chemin apportant toujours plus de polluants. "En Basse-Normandie, nous recevons des particules du trafic routier du bassin parisien et nous produisons nous même des particules", relativise Christophe Legrand, directeur d'Air COM (Calvados Orne Manche). "Il ne faut pas se dire que c'est la faute du voisin. Tout le monde doit agir", conclut-il.

La situation devrait s'améliorer dimanche. La pluie est attendue en Lorraine. En Normandie, des entrées maritimes d'Ouest en Est devraient chasser les polluants vers la Belgique et les Pays- Bas.


Les Echos.fr :
L’atmosphère française est-elle polluée par le charbon allemand ?
LE CERCLE. L'atmosphère de la France est polluée! mais pourquoi ne dit-on pas d'où viennent les particules, d'où vient la pollution, qui est le pollueur ?

Depuis plus d’une semaine la pollution atmosphérique aux particules règne sur 17 régions  du territoire français. Elles seraient sous une exceptionnelle et épaisse couche de particules, du jamais vu ! 
Selon l’Ademe, en France, 14% des particules proviennent des transports, 34% proviennent du chauffage domestique, 31% de l’industrie et 21% de l’agriculture.
Pourtant, actuellement, le chauffage domestique est peu employé parce que la météo est favorable et ni l’industrie ni l’agriculture ne sont plus actives que par le passé.
Naturellement, personne n’aime respirer derrière un moteur diesel dont les gaz qui s’en échappent seraient coupables de nos maux. Cependant, la population française roule moins que par le passé ; en outre, depuis un mois et demi un tiers de la France se déplace moins du fait de la rotation des vacances de février selon les zones ABC. Enfin, chaque année de vieux véhicules très polluants sont remplacés par des véhicules plus propres qui brûlent les particules ; d’autres nouveaux véhicules sont électriques.
En dépit de ces éléments infirmant une forte pollution d'origine française, 75% de l’atmosphère française seraient pollués !  En effet, pour couronner l’ensemble, la campagne française serait autant touchée que les villes par le diesel ! Cela signifie-t-il que les forêts  entre le Mans et Caen, celles du sud Reims, celles de Lorraine, des Vosges, du Morvan, de Bretagne, de Sologne… ont toutes et sans exception été traversées dans les quinze derniers jours par des cohortes de véhicules diesel ? Mais ces mêmes cohortes auraient évité les forêts et les campagnes du grand sud la France puisque ces dernières ne sont pas en alerte rouge. 
Evidemment non. La raison de cette pollution est autre.
Dans un anticyclone centré sur la France, les vents tournent dans le sens des aiguilles d’une montre et ils nous reviennent par l’Est. Sur les cartes européennes de pollution aux particules de cette semaine les vents d’Est provenant d’Allemagne sont fortement chargés en particules.
Là-bas, la situation écologique est défavorable à cause de l’utilisation croissante des centrales électriques au charbon et lignite d'Allemagne occidentale, proches des frontières avec les Pays-Bas, la Belgique et la France. En effet, l’électricité allemande était à 45% au charbon et lignite en 2012. Cette proportion est hélas en progression depuis les années 1990 et en 2013 elle est au plus haut. En résumé, les centrales au charbon sont de plus en plus nombreuses outre-Rhin (voir billet précédent Mortelle transition énergétique allemande).
Selon Airparif, 68% de la pollution atmosphérique d’Ile de France est importée. C’est pareil pour le reste de la France : la pollution n’a pas de frontière et avec un vent d’Est, c’est effectivement l’Allemagne qui nous enfume. Ultime remarque, si en France l’Ademe nous indique que le taux de particules ayant pour origine la production électrique est quasiment nul, quel est ce chiffre pour l’Allemagne ?
Depuis quinze jours nous sommes initiés à l’atmosphère qui risque d’être la nôtre au cours des prochaines années. Une sorte d’atmosphère à la chinoise. C’est pourquoi, contrôler la circulation française c’est sans doute utile, il serait plus productif de presser l’Allemagne de fermer ses centrales thermiques au charbon et au lignite. Pourquoi personne ne le demande ?

Après la lecture de ces articles, et particulièrement ce dernier, nous allons prendre un peu d'altitude et profiter de l'excellent outil fournit par Prevair.org. Remontons dans le temps jusqu'à ce 17 mars 2014 jour où la circulation alternée a été mise en place à Paris et durant lequel les médias se sont déchainés sur le diesel. 

Loin de moi le désir de nier le problème de pollution du aux transports routiers, aux divers carburants et au diesel, je souhaite simplement, avec un esprit scientifique, appréhender le problème de pollution dont nous sommes victime, avec objectivité et honnêteté, donnant à tout un chacun les outils pour se forger sa propre opinion.

Voici les différentes mesures de polluants et de particules plus ou moins fines enregistrer sur l'Europe occidentale ce 17 mars 2014, vous aurez la possibilité sur le site de Prevair.org de consulter à volonté les pollutions selon les jours de votre choix.

L'ozone :

Pollution européenne à L'ozone 17 mars 2014
Au-delà d'un certain seuil, l'ozone est l'un des polluants de l'air les plus dangereux pour la santé.
Il est produit directement en faibles quantités par certains matériels électriques, mais surtout par l'action du rayonnement solaire (UV) solaire sur des produits chimiques dits précurseursde l'ozone. Ces derniers sont des polluants automobiles, industriels et issus des chaudières, des centrales électriques thermiques ou des incinérateurs. L'ozone fait l'objet de modélisations et de prévisions accessibles depuis les années 1990. L'ozone touche tout particulièrement les zones industrialisées ayant un fort ensoleillement (en été comme en hiver). Ainsi, chaque été, en France, c'est la régionProvence-Alpes-Côte d'Azur (et plus particulièrement les Bouches-du-Rhône), qui est la plus touchée par les pics de pollution à l’ozone.
Cette pollution a un impact très important en agriculture (attaque des cuticules foliaires) avec perte de productivité, et pour la santé humaine. En effet, l'ozone irrite et attaque les muqueuses oculaires et des bronches etbronchioles, tout particulièrement chez les populations les plus sensibles. En 2010, une étude américaine a confirmé que l’ozone, même à faible dose, était directement associé à la survenue des crises d’asthme chez l'enfant. Les pics de pollutions induisent une augmentation du nombre et de la gravité des crises d'asthme. Ces pics sont aussi associés à une surmortalité des personnes ayant des problèmes respiratoires (lors decanicules notamment, mais également en hiver par temps ensoleillé). La prévalence de l'asthme ainsi que la mortalité due à l'asthme a augmenté des années 1980 à 2000, en même temps qu'augmentaient les taux d'Ozone près des axes routiers, dans les grandes zones industrialisées et urbanisées et loin sous leur vent, dans les campagnes et jusqu'au-dessus de l'océan (l'ozone et les précurseurs troposphériques de l'ozone produit au Canada sont exportés par le vent jusqu'au centre de l'atlantique Nord. Ces quantités dépassent largement celles qui proviennent de la stratosphère (principale source naturelle d'ozone). Les taux d'ozone peuvent aussi fortement augmenter dans le panache d'émission riches en oxydes d'azote des centrales thermiques26. Dans l'hémisphère nord au moins, la pollution anthropique par l'ozone agit donc à un effet qui dépasse l'échelle des continents.
Les enfants des populations urbaines pauvres y sont souvent plus vulnérables (En 1994, à Atlanta, une étude épidémiologique a montré que les jours où les taux d'ozone atteignaient ou dépassaient 0,11 ppm dans l'air, et jusqu'au lendemain du pic de pollution, le nombre moyen d'hospitalisation pour asthme ou difficultés respiratoires réactives était de 37 % plus élevé que les autres jours. De plus, cette étude a aussi montré que les enfants noirs de familles pauvres étaient les plus touchés.)
C'est pour toutes ces raisons que l'association santé environnement France, qui réunit près de 2500 médecins en France, a réclamé une prise en charge politique du problème.


Dioxyde d'Azote :

Niveau de dioxyde d'azote en Europe le 17 mars 2014

L'électron non-apparié du dioxyde d'azote en fait un oxydant et un poison violent : son inhalation donne une réaction instantanée avec l'eau de la muqueuse interne des poumons, conduisant à la production d'acide nitrique.
Les moteurs Diesel comptent parmi les premières sources d'émission de ce gaz. Les cartes satellitaires de la pollution par NO2 montrent trois foyers principaux comme sources, mais aussi que les routes des navires marchands et de guerre sont tracées par le NO2, notamment en mer Rouge et dans l'océan Indien entre la pointe sud de l’Inde et l’Indonésie. Au-dessus de la mer, le taux d'UV est augmenté et les moteurs marins n'ont pas bénéficié des progrès de l'automobile. De plus, leurfioul est de mauvaise qualité.
Le charbon actif adsorbe très efficacement le dioxyde d'azote, tant qu'il n'est pas saturé. L'évaluation des taux de NO2 se fait grâce à des capteurs spécifiques.
À l'origine des « pics de pollutions », les oxydes d'azote sont directement dangereux pour la santé humaine 24,25. Ils sont majoritairement émis par le secteur des transports, dont les véhicules automobiles, responsable de la Pollution de l'air. Ceci est particulièrement vrai pour les moteurs diesels dont les Pot catalytiques sont inopérants pour les NOx de Pot d'échappement. Les pots d'échappement libèrent ainsi dans l'air des radicaux peroxydés, en particulier de type peroxyacétyle, qui se combinent avec le NO2 pour former du nitrate de peroxyacétyle (appartenant à une « famille de molécules mutagènes mises en causes dans la pollution acide » affectant les poumons, mais aussi impliqués dans les phénomènes dits de « pluies acides » dégradant les forêts). L'acétaldéhyde et l'acétone présents dans l'air sont des précurseurs photochimiques duperacétylnitrate (PAN) 1. Les nitrates, très solubles dans l'eau (et donc dans les eaux météoritiques) sont un puissant facteur d'eutrophisation de l'environnement.
En Europe, l'union européenne, les gouvernements et constructeurs, contrairement au Japon, n'accorde pourtant pas à ce jour une importance prioritaire à ce polluant dans la lutte contre la pollution automobile, mais concentrent souvent leurs discours sur le CO2 et le réchauffement climatique.
Particules Fines PM2,5 :

Pollution au particules très fines en Europe le 17 mars 2014
Les particules fines sont des particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres. Elles sont désignées sous le terme de PM 2,5 (d’après la terminologie anglaise particulate matter).
Étant données les dimensions réduites de ces particules, elles ne peuvent sédimenter sous l'action unique de la gravité. Seules leur agrégation ou des précipitations permettent leur chute au sol.
Les particules fines se trouvent en suspension dans l’atmosphère, et le demeurent plusieurs jours. Ces aérosols de faibles dimensions ont donc l'opportunité de pénétrer profondément dans lespoumons, jusque dans les alvéoles.
Autre particularité de ces aérosols : ils peuvent constituer des noyaux de condensation autour desquels humidité et polluants (plomb, dioxyde de soufre, etc.) s’adsorbent, les rendant plus toxiques encore.
Les PM 2,5 sont donc un vecteur important d’intoxication par les voies respiratoires.
Vous pouvez constater que les particules fines ne se limitent pas à la France ou à la région parisienne, elles sont également très présentent en Allemagne et en Belgique entre autres.


Particules fines PM10 :

Pollution aux particules en Europe le 17 mars 2014
Les PM 10 sont des particules en suspension dans l’air dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres, d’où leur nom anglais de particulate matter 10, ou PM 10 en abrégé.
D’origine naturelle (érosion, volcanisme…) ou anthropique (fumée, usure, etc.), ces particules demeurent plus ou moins longtemps dans l’atmosphère. Les plus grossières (supérieures à 2,5 micromètres) retombent assez vite, tandis que les plus fines peuvent rester plusieurs jours en suspension et parcourir des milliers de kilomètres.
Étant donné que plus les particules sont fines et plus elles sont dangereuses pour la santé, les PM 10 sont subdivisées en catégories de particules plus petites :
les PM 2,5 (particules fines inférieures à 2,5 microns) ;
les PM 1 (particules très fines inférieures à 1 micron) ;
les PM 0,1 (particules ultrafines inférieures à 0,1 micron) ou nanoparticules.
Ces particules sont de plus en plus prises en compte par les politiques de santé publique et les réglementations, au fur et à mesure que leur toxicité est révélée (amiante, hydrocarburesaromatiques polycycliques…) et que les moyens de mesures se perfectionnent.
Sur cette carte du 17 mars 2014 le transfère des particules fines venant d'Allemagne et plus généralement de l'Est est évident, en jaune.

Aujourd'hui, vendredi 28 mars 2014 et pour les jours à venir, la carte des particules fines est spectaculaire, regardez plutôt !


Le constat est posé, essayons maintenant de comprendre en nous rapprochant de l'Allemagne.

La principale raison de cette hausse catastrophique des poussières (particules fines) dans l'atmosphère Européenne est la sortie programmée du nucléaire de notre voisin. Difficile de ne pas passer pour un pro nucléaire en tenant de tels propos, et pourtant moi qui suis en zone pilule d'iode d'une des plus anciennes centrales nucléaires française je peux vous affirmer que je ne suis pas un adepte de cette énergie, loin de là, voir bien au contraire !
Une raison secondaire de cette hausse de l'exploitation des centrales électriques au charbon par l'Allemagne est la production de gaz de schiste aux États-Unis ! Cette nouvelle énergie sur le marché américain a bouleverser le marché énergétique mondial, ainsi le cours du charbon a chuté énormément, les américains délaissant cette ressource pour un gaz local moins cher.
Paradoxe de ce changement, l'Allemagne à l'image écologique vertueuse s'est tournée massivement sur le charbon et le lignite qui dès lors sont devenus des ressources peu chères. L'Allemagne a fait le choix du sacrifice écologique européen pour persévérer dans son redressement économique.





On dit souvent que le charbon est l'énergie fossile la plus sale. Et bien, le lignite lui est le plus sale des charbons...
Le lignite est un charbon de formation récente, il se situe donc près de la surface ce qui rend son exploitation plus simple : il suffit de creuser quelques dizaines de mètres pour atteindre les veines de lignite. Elles peuvent donc être exploitées dans des mines à ciel ouvert, au prix du saccage de larges surfaces.
De plus, les caractéristiques du lignite sont nettement moins bonnes que celles des autres types de charbon : une tonne de lignite contient 30% moins d'énergie qu'une tonne de houille. Ses concentrations en soufre et en cendre comme son humidité sont plus élevées que celles la plupart des charbon.
En matière d'émission de gaz a effet de serre, l'arithmétique du lignite est relativement simple : la combustion d'une tonne de lignite émet une tonne de dioxyde de carbone (et permet de produire un mégawatt-heure).


Vous trouverez sur ce fabuleux site, Energie-developpement.blogspot.fr, une présentation de l'industrie du charbon Allemande et la possibilité d'explorer leurs mines de charbon.

En parallèle avec les cartes de Prévair, voici la positions des plus grosses exploitations de lignite et de charbon en Allemagne, l'origine des particules fines ne fait plus de doute !

Principales mines de lignite et de charbon en Allemagne




Si la pollution automobile est une réalité, si je rêve de pouvoir rouler dans une voiture cent pour cent électrique tel que la superbe Tesla S, je n'admets pas la manipulation et le mensonge entretenu par  certains médias et la plupart des politiques actuels. Quel est donc leur objectif ? Pourquoi nier la réalité pour se focaliser sur une infime part du problème ?


Notre santé est en jeu, notre milieu écologique aussi, aujourd'hui, en supprimant toutes les automobiles européennes, nous ne réglerions pas ce problème de particule fine, c'est la triste réalité. Combien de temps encore allons-nous sacrifier les populations sur l'autel économique ? Où est la logique, la vision à long terme ? À qui profite cette course folle en avant ?

Si toutes ces questions possèdent des réponses obscures, une chose est importante, nous sommes une force et une puissance potentielle, et pour que cette force soit prise en compte, nous devons être informés, connaitre la réalité des problèmes pour refuser de devenir des boucs émissaires manipulés et infantilisés !

Non mesdames et messieurs les politiques, les quelques automobilistes parisiens ne sont pas responsable de tous les maux et de la pollution aux particules fines persistante !

Pourquoi l'Europe n'intervient-elle pas dans l'aberration écologique qu'est l'exploitation du lignite ? Pourquoi les commissions européennes ont plus de temps pour taper sur les producteurs de lavande que sur les gros industriels allemands ? Pourquoi ce refus généralisé de voir d'où vient la pollution ?

Nos politiques manquent de courage et ils s'étonnent que nous ne leur accordions plus notre confiance ! Arrêtez d'être au service des grosses sociétés au détriment de vos peuples et redevenez les représentants des citoyens et vous retrouverez la confiance qui vous fait tant défaut !

Noubliez pas de consulter le site PrévAir.org pour connaitre la situation européenne des pollutions.

En bonus voici un site où vous trouverez la carte mondiale des pollutions.

Pollution au NO2 le 28 mars 2014 sur l'Europe

Assez de mensonges !


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