lundi 20 août 2012

Gaz de schiste ce n'est pas fini en France !


Aux États-Unis le climat est devenu extrême, les tornades se multiplient, la sécheresse fait rage, mais personne n'ose incriminer 10 années d'exploitation intensive des gaz de schiste avec les dégâts collatéraux inévitables que sont pollution des eaux douces et pollution de l'air par les rejets soupapes permanentes des milliers de forages.

Dans le sud du Kansas les compagnies pétrolières recherchent désespérément de l'eau pour la fracturation . Elles ont recours à des mesures extrêmes comme creuser leurs propres étangs et des puits d'eau ou acheminer de l'eau depuis la Pennsylvanie par camions....




NEW YORK (CNNMoney) - Les champs sont en proie à la sécheresse au sud du Kansas , les compagnies pétrolières prennent des mesures désespérées pour trouver de l'eau, indispensable au fracking .

D'énormes quantités d'eau sont nécessaires pour extraire l'huile, en effet les entreprises utilisent la fracturation hydraulique, "fracking", ce qui nécessite des millions de gallons d'eau , injecté à haute pression pour fissurer la roche de schiste et amener l'huile à la surface. Mais actuellement l'Etat prend des mesures de restriction d'eau , ce sont seulement 1,19 pouces de pluie qui sont tombés le mois dernier - Ces pénuries d'eau sans précédent rendent difficile le travail des des foreurs , ils peinent à obtenir l'eau dont ils ont besoin. 



Certaines entreprises paient les agriculteurs pour pomper l'eau de leurs étangs. d'autres compagnies n'hésitent pas à creuser des puits d'eau , creuser des bassins à côté de cours d'eau ou s'approvisionnent même via une noria de camions , en eau provenant d'aussi loin que la Pennsylvanie - Ce qui leur occasionnent des frais considérable et une perte de temps considérable. 

"Cela a été le défi le plus unique que j'ai rencontré ", a déclaré Ruben Alba, associé chez Petro River Oil, l'une des compagnies pétrolières qui exploite du pétrole de schiste ( shale oil ) au Kansas.

Petro River Oil à débuté ces activités de fracking et forer son premier puits de pétrole le mois dernier, mais une grande partie de l'approvisionnement en eau de la compagnie a été coupée en raison de l'accès limité imposé par l'État en raison de la sécheresse. 


La Société Alba a embauché une entreprise pour acheminer l'eau par camions jusqu'aux plateformes de forages et de fracking, ce qui retarde le travail d'environ six semaines. La Compagnie voit son coût d'exploitation triplé par rapport au montant budgété au départ. 


Pour anticiper sur ce problème , la Compagnie Alba s'est tourné vers les agriculteurs locaux et les éleveurs, en leur demandant de lui vendre des eaux de leurs bassins existants ou de la laisser forer des puits d'eau sur leurs terres. Mais l'ensemble du processus prenant tellement de temps , Alba a embauché une société pour négocier directement auprès des agriculteurs : la société "Select Energy".

La vente de l'eau de ses sources privées peut rapporter à certains propriétaires fonciers entre $ 70.000 et $ 85.000 sur une année. Les revenus sont intéressants également pour les agriculteurs , qui vendent l'eau de leurs étangs aux compagnies a déclaré Mike Wilson, gestionnaire du "Select Energy". 

Mais de nombreux propriétaires ne sont pas prêts à renoncer à leur eau, maintenant que les approvisionnements sont devenus si rares. 
«Les agriculteurs eux aussi doivent gérer leur approvisionnement en eau, pour les cultures et pour le bétail " a déclaré Jeff Gordon, chef de la direction du Texas Coastal Energy Co., une petite compagnie pétrolière qui a commencé à explorer dans le Kansas l'année dernière. 


Avec deux puits de pétrole prévue pour être forés dans le mois suivant, au Texas, Coastal Energy Co. envisage le forage de son propre puit d'eau à un coût compris entre $ 10.000 et $ 25.000. 

Sinon, la Compagnie aurait à payer trop cher de l'eau "achetée" à l'extérieur . Cette solution de dépannage peut ajouter 3% à 4% du coût global de forage d'un puits de pétrole. Selon la taille du puits et la quantité d'eau nécessaire, cela pourrait ajouter entre $ 20.000 et $ 200.000. 

Pour les compagnies pétrolières, ces coûts peuvent être malgré tout assumé. Avec des prix du pétrole qui oscillent autour de 90 $ le baril et le coût pour produire un baril de pétrole autour de 15 $ seulement, les bénéfices restent énormes, a déclaré Gordon.....
Si la sécheresse s'aggrave ou persiste pendant trop longtemps, cependant, elle pourrait menacer le boom pétrolier, en particulier parmi les petites entreprises de forage qui ne peuvent pas se permettre les coûts supplémentaires et des retards, at-il dit. 


"le manque d'eau peut paralyser une entreprise de forage, en suspendre les opérations", at-il dit. 

Alba Petro rivière a déclaré que la sécheresse n'affecterait pas ses plans de forage actuels, mais il a été décidé par la Compagnie de soigneusement évaluer la disponibilité de l'eau avant de s'étendre à d'autres domaines du Kansas. 

Mike Lanie, le directeur du développement économique dans le comté de Harper, qui est au centre du boom pétrolier, est déterminé à aider les compagnies pétrolières à se maintenir dans leur activités. 
Lanie et quelques autres entrepreneurs locaux dans la région ont même été jusqu'à creuser des étangs à côté de cours d'eau . Mike Lanie a lancé l'opération qui coinsiste à creuser un puits de 300-pieds de large sur 15 pieds de profondeur au abord d'un lac sur sa zone marécageuse pour fournir de l'eau à "Select Energy" qui à son tour la revend à des compagnies pétrolières. 
Dcs camions d'eau qui arrivent de la Pennsylvanie est une solution trop coûteuse en raison des du carburant et de la main-d'œuvre nécessaire. 
En définitive, selon Monsieur Lanie les compagnies pétrolières font tous ce qu'elles peuvent et déploient les grands moyens pour faire ce pourquoi elles sont venues : "Forer"
"Ils n'ont pas l'intention de s'arrêter", a déclaré Lanie. "Ils vont même utiliser les lagunes d'égout .....ils veulent de l'eau ils sauront la trouver !"


Traduction © No Fracking France

Pendant ce temps là en France...

Gaz de schiste : le gouvernement ne reviendra pas sur l'interdiction mais pourrait envisager des recherches

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, s'est prononcé à plusieurs reprises en faveur d'une réflexion sur les gaz de schiste : "L'exploitation des gaz de schistes pose des problèmes environnementaux sérieux. Est-ce qu'il y a des évolutions technologiques possibles ? La réponse est oui. Donc, il faut mettre ces questions sur la table et en débattre très tranquillement", a-t-il déclaré lors de son audition par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale le 19 juillet dernier.

Interrogée sur le sujet, la ministre de l'Ecologie a indiqué le 20 juillet sur BFM TV que "rien dans l'agenda du gouvernement aujourd'hui n'envisage de revenir sur l'interdiction de la fracture hydraulique" et a rappelé qu'une réforme du Code minier allait être engagée par le gouvernement.

Mais selon Europe 1, à l'occasion de la réunion de préparation de la conférence environnementale organisée par Jean-Marc Ayrault et Delphine Batho avec les principales ONG environnementales (Greenpeace, France Nature Environnement, la Ligue de Protection des Oiseaux) le 24 juillet, "une réflexion sur l'opportunité d'exploiter le gaz de schiste" devrait être au menu des discussions. "Concrètement, il s'agit d'obtenir en amont l'aval des ONG pour des recherches sur le dossier suivi d'une étude d'impact pour prendre en compte les critères environnementaux", indiquent les journalistes Martial You et Fabienne Cosnay.

La mission interministérielle sur les gaz de schiste, lancée en février 2011 par les ministères de l'Ecologie et de l'Energie, préconisait, dans son rapport final qui a été présenté le 22 mars, d'axer les recherches sur la fracturation hydraulique, seule technologie bénéficiant déjà d'un large retour d'expériences, et de mettre en place un programme d'exploration dans le Bassin Parisien.





A l'occasion de la journée mondiale
 contre l'exploitation des gaz de schiste, 

un grand rassemblement aura lieu 

Le 22 septembre 2012 à Alès dans le Gard.

Notez cette date dans vos agendas, je vous préciserai le programme de la journée bientôt. Les pires scénarios sont à craindre, et les pétroliers avec leurs augmentations artificielles des courts des carburants savent mettre la pression sur les gouvernements et endormir la population, aujourd'hui encore le baril de pétrole a baissé à la bourse...


Les belles promesses et les engagements de nos élus risquent d'être très vite oubliés si nous ne leur rappelons pas que l'intérêt du peuple prime sur l'intérêt financier des pétroliers. La vie, l'eau, a plus de valeur que leurs expériences criminelles et leur exploitation à court terme.




Restons mobilisés,

Gaz de Schiste

Ni ici, ni ailleurs

La lutte continue !







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